Excès de vitesse : Les radars n’ont plus de frontières

Publié le 18/06/2012

Limités dans leur pays à 110 km/h sur autoroute depuis l’an dernier, les conducteurs espagnols qui avaient tendance à se défouler sur les axes français ne jouiront plus de l’impunité aux PV pour excès de vitesse. Même chose pour les Belges. Jusqu’alors, ces Européens qui se faisaient flasher en France n’étaient pas poursuivis, faute d’accès aux fichiers d’immatriculations.
Fin de cette situation à partir du 1er juillet prochain. L’agence nationale du traitement automatisé des infractions, l’Antai, aura accès aux fichiers belges et espagnols et pourra envoyer les PV dans la langue du pays concerné, comme c’est déjà le cas pour la Suisse et le Luxembourg. Les accords avec ces deux derniers pays ont permis de recouvrer les deux tiers des amendes.
Dans les deux sens

Les pouvoirs publics peuvent espérer d’importantes rentrées d’argent grâce à l’ouverture des frontières de fichiers : sur les 12 millions d’infractions que traite l’Antai chaque année en France, le quart sont le fait d’automobilistes étrangers, dont près d’un million pour les seuls Allemands (où la vitesse n’est pas limitée sur certaines de leurs autoroutes).

La « levée de l’immunité » pour nos voisins sera aussi effective à la même date pour les conducteurs français à l’étranger, l’accord étant valable dans les deux sens. Pour ce qui est des tarifs, voici ce qui nous attend : un avertissement sans frais en Belgique pour un excès entre 120 et 132 km/h, 100€ au-delà ; en Espagne, ce sera 50€ sur les 10 premiers km de l’excès, 5€ par km au-delà. Attention aux abords de Barcelone !

Ces accords devancent une directive européenne qui doit entrer en application en 2013. Elle établit la liste de 8 infractions donnant lieu à des poursuites obligatoires dans l’Union.

Source : ladepeche.fr