Six mois de prison ferme

Ça commence bêtement. Nicolas Szabo, un habitant de 30 ans de Vimy, est au volant de sa voiture … à Noyelles-sous-Lens, dans la nuit de dimanche à lundi, à 3 heures du matin. Alors, oui, il a plutôt bu, beaucoup. Dix verres de whisky. Les policiers relèveront 2,50 grammes d’alcool par litre de sang quand ils l’arrêteront. Et ils finiront par l’arrêter. Non sans mal. Car à un carrefour de Loison-sous-Lens, il refuse la priorité à une voiture.
Manque de chance pour lui, c’est une voiture de police banalisée. Les fonctionnaires branchent le gyrophare et veulent le contrôler. Il prend la fuite. Il s’élance sur l’A21. Une autre patrouille le poursuit. Sa voiture sera finalement immobilisée sur le parking d’un fast-food à Noyelles-Godault. Entre-temps il aura fait semblant de s’arrêter pour mieux prendre la fuite.

Jugé en comparution immédiate au tribunal de Béthune hier en toute fin d’après-midi, l’homme a été condamné à six mois de prison ferme, sanction que le substitut du procureur avait réclamée. Il faut dire qu’il était récidiviste. Il a été incarcéré à l’issue de l’audience. Le casier judiciaire de Nicolas Szabo, licencié pour raison économique, compte sept condamnations dont quatre portent sur des délits routiers. Le président du tribunal, Guillaume Deletang, résume : « Je pense que vous avez un vrai problème avec l’alcool et qu’il faut vous faire soigner. Est-ce que vous vous décririez comme malade ? » Il répond d’un « oui » timide.
Dépression nerveuse

Le substitut du procureur Brice Partouche parle d’un prévenu qui « lance un défi à l’autorité judiciaire ». Concernant la course-poursuite avec la police, qui a duré « un quart d’heure », il lance : « vous avez quelqu’un qui a largement persisté. Vous n’avez pas le petit acte de refus d’obtempérer. » L’avocate de Nicolas Szabo, Ane-Corinne Sandevoir, rappelle sa situation économique et morale difficile. « Il a perdu son emploi (…). C’est, depuis, la descente aux enfers. (…) Je crois que c’est la dépression qui le mène. » Elle demande une peine de prison avec sursis et mise à l’épreuve. Peine perdue. ? S. R.

Nous n’indiquons que les identités des personnes condamnées à de la prison ferme.

source : lavoixdunord.fr